Le placement en assurance vie est l’un des investissements préférés des Français. Pourtant, la plupart d’entre eux ne connaissent pas encore le véritable fonctionnement de ce type d’épargne. 

Il est toujours bon de savoir que l’assurance vie est non seulement un produit d’épargne mais aussi une formidable niche fiscale. C’est un produit basique, dans le bon sens du terme, mais souvent mal compris. Si le placement en assurance vie vous tente, lisez ce billet pour en comprendre les fondamentaux.

L’assurance vie est toujours l’un des placements préféré des français
L’assurance vie est toujours l’un des placements préféré des français

Qu’est-ce que le placement en assurance vie ?

L’assurance vie est un investissement financier qui permet aux souscripteurs d’épargner de l’argent dans le but de le transmettre au bénéficiaire désigné ou bien alors de le récupérer avec des gains. Ce produit d’épargne permet aux souscripteurs de gagner des intérêts sur leurs contrats en fonction du montant de leur investissement et de la durée écoulée. C’est grâce à leur investissement dans des entreprises ou dans des obligations d’état que cela est possible.

Du vivant du souscripteur, il reste le bénéficiaire et le détenteur du fonds, libre de retirer le capital et les intérêts. En cas de décès du souscripteur, le contrat sera résilié et le capital et les intérêts seront transférés aux bénéficiaires de son choix (enfants, conjoint, partenaire, frères et sœurs, etc.).

Aujourd’hui, l’assurance-vie est principalement utilisée comme contrat pour économiser de l’argent en bénéficiant d’avantages fiscaux non négligeables.

Cependant, il est important de faire la distinction entre l’assurance décès et l’assurance vie. Dans un contrat d’assurance décès, l’assureur s’engage à verser un certain montant de capital ou une rente fixe au bénéficiaire désigné par l’assuré si la personne décède. Mais le souscripteur ne peut en aucun cas récupérer ses fonds de son vivant.

L’assurance vie est-elle un bon placement ?

L’assurance-vie présente quatre avantages principaux, elle peut couvrir tous les éléments de la vie : liquidité, sécurité, diversité et fiscalité. 

La liquidité

On peut dire que c’est l’une des enveloppes financières les plus flexibles du marché. En plus des frais contractuels minimaux, les retraits peuvent être complets, partiels et même planifiés. Dans le contrat, vous pouvez utiliser l’arbitrage pour transférer des fonds d’un support d’investissement à un autre. 

Ajoutons que vous pouvez détenir autant de contrats que vous le souhaitez, qu’il n’y a généralement pas de plafond et que l’investissement peut être ouvert à tout âge.

La sécurité

L’assurance-vie est une solution clé pour sécuriser son épargne grâce aux fonds en euros. En effet, le capital de tous ces contrats est garanti. En d’autres termes, votre épargne (nette des dépenses) ne verra pas une baisse de valeur. Mieux encore, les intérêts crédités chaque année peuvent éventuellement être obtenus, augmentant ainsi le capital garanti. 

Si les rendements ont baissé ces dernières années (selon la Fédération française de l’Assurance, le rendement moyen en 2018 était de 1,80 %), ce soutien financier reste indispensable dans tout contrat. Ce rendement assez faible est directement corrélé avec la sécurité que ce type de contrat engendre. Si vous souhaitez de meilleurs rendements, peut-être devriez-vous regarder du côté des comptes titres ordinaires.

La diversité

Le placement en assurance vie est une enveloppe aux multiples solutions financières. Outre le fonds en euros pour la sécurité, vous aurez accès dans la plupart des contrats multi supports à des fonds (supports) en actions, obligataires, voire immobiliers (pierre papier). 

Bref, un vrai supermarché de l’épargne qui permet de diversifier ses investissements. Avec un objectif, aller chercher plus de performance pour faire grossir son capital. 

L’appui d’un conseiller est important pour réaliser les bons cocktails de supports et ainsi limiter les risques de perte. Point clé : l’arbitrage vous permet de modifier la répartition de votre capital entre les supports.

La fiscalité

Le régime fiscal applicable au produit dépend de la date de paiement de la prime.

Primes payées à compter du 27 septembre 2017

En cas de rachat, les produits attachés aux primes payées à partir du 27 septembre 2017 seront soumis à l’impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 12,8 %, à l’exception de l’option globale et des cotisations sociales qui appliquent des taux d’imposition progressifs. À un taux de 17,2 %. Si le contrat est de 8 ans ou plus, en plus de l’exonération fiscale annuelle de 4600 euros pour les célibataires ou de 9200 euros pour les couples mariés, le taux forfaitaire de l’impôt sur le revenu applicable sera réduit de 7,5 % : jusqu’à 150 000 euros de revenus de paiement.

Primes payées avant le 27 septembre 2017

En cas de rachat, les produits attachés aux primes d’assurance payées avant le 27 septembre 2017 seront imposés au taux progressif de l’impôt sur le revenu. Ceci est à l’exception de l’option de retenue à la source forfaitaire, dont le taux d’imposition est basé sur la durée du contrat et la sécurité sociale, le taux de paiement est de 17,2 %.

La fiscalité en cas de décès de l’assuré

Et si la mort survenait ? Le régime fiscal applicable dépend de la date de signature du contrat, de la date de paiement de la prime et de l’âge de l’assuré à la date de paiement de la prime. Pour les contrats signés avant le 70e anniversaire de l’assuré à partir du 20 novembre 1991 et le paiement des primes d’assurance à partir du 13 octobre 1998, la déduction spécifique (20 % ou 31,25 %) maximum est de 152 500 euros.

Si vous avez par exemple quatre bénéficiaires à récompenser, vous pouvez leur donner 152 500 euros chacun, soit 610 000 euros sans prélèvement automatique. Après 70 ans ? Dans les conditions du droit commun, après le prorata de l’indemnité de 30 500 euros pour chaque assuré répartis entre tous les bénéficiaires, les primes d’assurance versées sont imposées selon les droits de succession selon les dispositions du droit commun. En revanche, les produits attachés au contrat sont exonérés de droits de succession.

Gestion privée – Comment améliorer le rendement de son assurance vie ?

Les plans d’épargne en actions bénéficient eux aussi d’une fiscalité avantageuse mais peut-être basée sur du plus long terme encore.

Quel taux espérer dans un placement en assurance vie ?

Sans surprise, en 2020, le rendement de l’assurance-vie diminue encore. Oui, mais jusqu’où peut-il aller ? Les experts dans ce domaine estiment qu’en 2020, le taux de rendement moyen des fonds en euros dans les contrats d’assurance-vie devrait être d’environ 1 % à 1,10 % hors frais de gestion. 

Cependant, si le taux d’inflation tombe à 0,4 %, alors le taux d’inflation nette sera toujours plus élevé qu’en 2019. En fait, on estime que la baisse moyenne en 2019 est de -0,33 %, c’est-à-dire en déduisant les frais de gestion. La baisse moyenne par la suite est d’environ 1,3 %. 

Par contre, comme le taux d’inflation est retombé à 1,1 % en 2019, le rendement net du taux d’inflation du fonds Euro est revenu à + 0,2 % en 2019 (et -0,1 % dans la fourchette négative). Selon ce principe, d’ici 2020, le taux d’inflation nette des fonds en euros en 2020 pourrait être de + 0,6 %.

Concernant l’avenir de l’assurance-vie, lors du confinement, la baisse des revenus et des dépenses du fonds euro indique notamment que l’assurance-vie s’éloigne de ses clients. Aujourd’hui, les compagnies d’assurance ont uniquement conçu des produits pour répondre aux besoins de la norme de solvabilité 2. En d’autres termes, elles imposent des paiements minimaux sur les unités de compte et clôturent l’utilisation des fonds en euros.

Le niveau moyen des Français ne suit plus : « L’assurance-vie perd son domaine de prédilection ». Où est donc passée la dimension populaire de l’assurance vie ? Les revenus de l’épargne standard (44 milliards d’euros en 2019) sont en baisse depuis 2015, tandis que l’épargne patrimoniale progresse (51,6 milliards d’euros). 

De plus, l’épargne de la gestion privée (34,8 milliards d’euros) augmente. D’après les experts de l’assurance vie, les compagnies d’assurance-vie ont répondu aux « demandes d’investissement des clients qui acceptaient de partager le risque, c’est-à-dire les clients de la gestion patrimoniale et privée (55 % en 2012).

Les compagnies d’assurance-vie ne veulent plus répondre aux attentes des épargnants classiques, mais risquent de revoir la fiscalité de l’assurance-vie, qui devient de plus en plus une niche fiscale qui ne souscrit qu’aux problématiques liées à l’optimisation des successions.

Le résumé en 3 questions

Qu’est-ce que le placement en assurance vie ?

L’assurance vie consiste à investir dans des fonds en euros, c’est à dire dans des actions d’entreprises européennes, ou dans des obligations d’état.

L’assurance vie est-elle un bon placement ?

L’assurance-vie présente quatre avantages principaux. Une certaine liquidité, un capital garanti dans certains cas, une diversité du risque et une fiscalité avantageuse.

Quel taux espérer dans un placement en assurance vie ?

L’assurance vie est un placement sécurisé. De fait, son rendement est plus faible que d’autres supports. Vous gagnerez certainement un petit plus que l’inflation, net d’impôt.

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