L’univers de l’économie mondiale est de plus en plus soumis à une rude concurrence. Ainsi de nombreux pays ont mis en place des politiques pour s’adapter à cette évolution. C’est le cas notamment de la France qui depuis 2004 a lancé une nouvelle politique industrielle. Ainsi, les pôles de compétitivité ont vu le jour pour permettre de mobiliser les facteurs clefs de la compétitivité. C’est également une manière de booster la croissance ainsi que l’emploi à travers des marchés porteurs.

La coopération permet toujours des gains de compétitivité
La coopération permet toujours des gains de compétitivité

La définition d’un pôle de compétitivité

Un pôle de compétitivité défini par la loi de finances de 2005 constitue un centre établi sur un territoire donné et regroupe diverses composantes, généralement d’un même secteur d’activité. Il s’agit entre autres :

  • des entreprises de diverses tailles (grands groupes, ETI, PME, etc.),
  • des acteurs de la recherche publics ou privés (laboratoires de recherche),
  • des établissements ou instituts de formation, etc.

Financé en partie par l’État, l’objectif d’un pôle de compétitivité est alors de déployer des synergies et des coopérations relatives à un domaine d’activité bien précis. Cela peut alors concerner les secteurs technologiques en émergence tels que les nanotechnologies, les écotechnologies, les biotechnologies, etc. Les domaines plus matures comme l’automobile, l’aéronautique, entre autres, sont aussi concernés. Ces synergies développées permettent de mettre en œuvre des projets de développement économique pour l’innovation.

En moyenne, on retrouve près de 200 membres dans un pôle de compétitivité. Toutefois, une forte disparité peut être notée d’un pôle à un autre, avec une variation de 100 à plus de 1 000 membres répartis à travers les différentes composantes. En France, il existe plus d’une soixantaine de pôles de compétitivité. Si en France, un pôle de compétitivité correspond à un regroupement d’entreprises sur un territoire et autour d’une même filière, les termes de « cluster » ou de « grappe industrielle » sont plus utilisés au niveau international.

Exemples de pôles de compétitivité

En France, on compte aujourd’hui plus de 60 pôles de compétitivité depuis que la nouvelle politique industrielle a été lancée en 2004. Voici quelques exemples de pôles de compétitivité répertoriés sur quelques régions de France.

BioValley France en Alsace : un cluster France qui est orienté vers les secteurs des médicaments, thérapies et technologies médicales innovantes. Situé près de Strasbourg, sur le parc d’innovation d’Illkirch-Graffenstaden, BioValley France rassemble et accompagne diverses entreprises, organismes de soin, de recherche et de formation autour de la thématique santé.

Aerospace Valley, en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine : un pôle de compétitivité centré sur la thématique de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués. Il occupe une place d’excellence dans chacun de ces domaines. Membre de l’European Aviation Clusters Partnership, Aerospace Valley réunit des entreprises, des personnes physiques, des institutions publiques et des centres de recherche.

Céréales Vallée en Auvergne-Rhône-Alpes : un cluster France créé en 2005 qui occupe une place dans le secteur de l’innovation relative aux grandes cultures (céréales et oléoprotéagineux). En 2019, ce pôle de compétitivité a fusionné avec Nutravita pour s’appeler désormais Céréales Vallée-Nutravita. Son siège se situe à Saint-Beauzire, sur le Biopôle Clermont-Limagne.

Vitagora en Bourgogne, Franche-Comté et Île-de-France : un pôle de compétitivité labellisé depuis juillet 2005 par la DIACT. L’objectif de Vitagora est d’accompagner les projets d’innovation des acteurs évoluant dans le domaine agroalimentaire. Ce cluster France les aide à monter leur projet, rechercher et trouver des partenaires et financements…

Images et Réseaux en Bretagne et Pays de la Loire : un pôle de compétitivité a vocation mondiale centré particulièrement dans le secteur des télécoms, de l’internet, de la télévision et de l’image. Situé à Lannion dans les Côtes-d’Armor, Images et Réseaux met en œuvre et développe des projets collaboratifs.

Les avantages à se rapprocher d’un pôle de compétitivité

En se rapprochant d’un pôle de compétitivité établi dans un territoire donné, un professionnel ou entreprise peut profiter de nombreux avantages. Chacun peut nourrir des partenariats grâce au rassemblement de différents acteurs complémentaires. Si ces entreprises sont établies dans les zones de recherche et développement chapotées par le cluster, elles peuvent profiter des avantages fiscaux intéressants, comme notamment le crédit d’impôt recherche pour soutenir la R&D. En tant que partie intégrante de ces clusters à la française, vous pouvez aussi profiter des soutiens financiers publics directs que le pôle de compétitivité reçoit d’organismes tels que :

  • le Programme d’Investissements d’Avenir,
  • le Fonds Interministériel Unique,
  • les collectivités territoriales.

Vous bénéficierez également des avantages de ressources privées qui en 2015 représentaient en moyenne 46 % par pôle de compétitivité selon le CGET. Il faut ajouter à cela, que les Clusters France favorisent le développement d’un écosystème propice aux affaires grâce à des missions à l’international, des rencontres B2B ou encore diverses mesures d’accompagnement.

Pin It on Pinterest